C’est sous l’impulsion du CRIF, de l’Association Internationale Combat contre l’Antisémitisme, de l’AEPJ, de l’EJC, du conseil de l’Europe et de la Ville de Paris qu’était organisé la semaine dernière dans les salons de la Mairie de Paris, le sommet des maires d’Europe contre l’antisémitisme. Il s’agissait pour chaque participant d’évoquer la situation de sa ville face à la montée de l’antisémitisme et les moyens tant juridiques, politiques que culturels, mis en œuvre pour tenter d’enrayer ce fléau et sa propagation, en particulier depuis le pogrom du 7 octobre 2023.
La Maison Rachi était conviée à prendre la parole pour exposer son regard sur l’avenir, mais aussi les moyens très concrets adoptés pour sublimer 1000 ans de présence juive à Troyes, en la personne de Rachi, patrimoine immatériel vivant légitimant à la fois le judaïsme en Europe et l’appropriation par ses concitoyens sur ses territoires. Depuis plusieurs années, la Maison Rachi intervient sur le terrain de l’antisémitisme, par différentes actions, toutes plus efficaces les unes que les autres, avec des résultats qualitatifs et quantitatifs de très bon niveau.
Peu de communautés ni autres structures en France et même au monde, mènent autant d’actions simultanées contre l’antisémitisme. Pour n’en citer que quelques-unes : la semaine Contre l’antisémitisme au mois de mars de chaque année, la production des livrets pédagogiques, les dimanches de Rachi, la promotion de Rachi dans les établissements scolaires du département, le campus Rachi ou le concours Mémoire de la Shoah.
Chaque année, grâce aux très beaux partenariats avec l’Education Nationale, le CDAD, le Mémorial de la Shoah, la Dilcrah et la ville de Troyes, la Maison Rachi touche à peu près 7000 personnes dans le département qui entendent parler de Rachi et de son ouverture au monde.
Toutes ces opérations sont des moyens efficaces de lutter contre l’antisémitisme par l’ouverture, l’accueil, la compréhension et le partage avec les plus jeunes. Le sommet bâti sous l’égide d’Anne Hidalgo, Maire de Paris, fut ponctué par la remise d’un prix spécial au maire de Nice, Christian Estrosi pour son action contre l’antisémitisme et ponctué par un discours inspirant d’Aurore Berger, ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Pour beaucoup de participants, ce n’est pas sans une certaine curiosité que la Maison Rachi apparût comme un modèle actif de la société civile, complémentaire aux actions publiques.

